Dans l’Évangile de ce 26e dimanche du temps ordinaire, Jésus raconte l’histoire de deux fils. Le premier refuse d’abord d’aller travailler à la vigne, mais il se ravise et finit par y aller. Le second répond immédiatement « oui » à son père, mais ne passe jamais à l’action. Par cette parabole, Jésus nous rappelle que nos paroles, même les plus belles, n’ont de valeur que lorsqu’elles se traduisent par des gestes concrets.
À l’approche de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le 30 septembre, cet Évangile vient nous interpeller. Nous pouvons facilement dire que nous croyons à la justice, au respect et à la réconciliation. Mais sommes-nous réellement prêts à écouter, à apprendre et à reconnaître les souffrances vécues par les peuples autochtones?
Cette journée nous invite à faire mémoire des enfants autochtones disparus ou décédés dans les pensionnats, ainsi qu’à soutenir les survivants, leurs familles et leurs communautés. Reconnaître cette histoire douloureuse demande du courage et de l’humilité. Comme le premier fils de l’Évangile, nous pouvons nous raviser, changer notre regard et choisir d’avancer sur un chemin nouveau.
La réconciliation ne peut pas demeurer une simple parole ou une intention. Elle se construit dans la vérité, l’écoute, le respect et la volonté de poser des gestes qui favorisent la guérison. Notre foi chrétienne nous appelle à reconnaître la dignité de chaque personne et à travailler ensemble pour bâtir des relations plus justes et plus fraternelles.
Porter de l’orange le 30 septembre est un geste simple de solidarité envers les communautés autochtones. Mais ce geste doit aussi nous rappeler un engagement plus profond : celui de continuer à écouter, à apprendre et à marcher ensemble. Demandons au Seigneur de nous aider à ne pas nous contenter de dire « oui » avec nos paroles, mais à répondre véritablement à son appel par nos actions.
Ani.
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