Le monde célèbre la Saint-Valentin. Les magasins sont remplis de cœurs.
Comme je vous l’ai déjà dit, l’an dernier, je ne fête pas la Saint-Valentin… et vous savez pourquoi.
Mais cela m’a fait réfléchir à l’amour et aux paroles de saint Paul :
« L’amour prend patience; l’amour rend service; il ne jalouse pas; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil. » La première phrase me questionne beaucoup : comment l’amour peut-il prendre patience? Pour moi, l’amour bouge, agit, se donne, pousse à aider, à consoler, à rendre heureux. L’amour de Dieu me pousse vers l’autre. L’amour que j’ai pour les autres me donne envie de les voir sourire, vivre, espérer.
Mais en préparant le thème du carême, une phrase m’a profondément touchée :
« Le silence n’est pas vide : il est présence. » Et j’ai peut-être commencé à comprendre… Le carême nous rappelle que tout part d’un don : le don de Dieu, le don de Jésus pour nous. Ce n’est pas d’abord un temps d’efforts ou d’obligations, mais un temps pour ralentir, écouter, contempler, laisser l’amour de Dieu transformer notre cœur. Dans le silence, nous découvrons que Dieu est là. Et dans ce silence, nous apprenons à aimer autrement.
Car l’amour patient, c’est parfois :
- Écouter quelqu’un sans l’interrompre, même quand on est pressé.
- Rester en silence à côté d’une personne malade, simplement présent.
- Attendre sans se décourager le retour d’un enfant, d’un ami, d’un proche.
- Pardonner encore, même quand c’est difficile.
- Continuer d’aimer quand rien ne semble changer.
- Offrir du temps à quelqu’un seul.
- Poser un geste discret, sans bruit, sans chercher à être vu.
L’amour patient ne fait pas toujours de grands gestes… mais il reste, il porte, il espère.
Pendant ce carême, nous sommes invités à entrer dans cette école du silence et du don. Dans la prière, dans la Parole de Dieu, dans nos gestes de solidarité, laissons-nous aimer… pour apprendre à aimer. Car tout part d’un don… et ce don peut tout changer.
Ani