Écho-pasto – Souvenir et espérance

En cette journée du souvenir, je pense à mes parents, Roger et Louise. Chacun d’eux, à sa façon, m’a appris à croire et à aimer.

Roger, c’était la joie simple et contagieuse. Il savait faire rire, toujours prêt à aider, toujours tourné vers les autres. Sa foi n’était pas faite de grands discours, mais d’actes. Il croyait profondément que l’amour se prouve par les gestes : un service rendu, une oreille attentive, un mot d’encouragement. Il vivait l’Évangile sans le dire, mais en le faisant. Comme le rappelle Jésus : « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait. » Oui, Roger a aimé — et c’est sur l’amour que Dieu nous jugera.

Louise, elle, incarnait l’amour fidèle et le service discret. Elle ressemblait à Marthe et Marie : active, généreuse, mais aussi capable d’écoute et de tendresse. Elle aimait profondément sa famille, ses amis, et tous ceux qu’elle rencontrait. Par sa présence, elle montrait combien l’amour de Dieu se fait concret, au quotidien. Chez elle, tout commençait par l’attention à l’autre, par ce « comment vas-tu ? » sincère, par le soin donné sans compter.

Aujourd’hui, en pensant à eux, je rends grâce pour tout ce qu’ils ont semé : la foi, la justice, la joie, et surtout l’amour. Leur lumière continue de briller dans nos cœurs — comme un rappel que la vie, même traversée par la mort, demeure entre les mains de Dieu. Et je me redis cette certitude : ceux que nous aimons ne sont pas loin. Ils vivent autrement, dans la paix du Seigneur.

Ani